Etudes, conseils, créativité en tourisme

Créé en 2007, Emotio Tourisme est un cabinet d’études en tourisme, loisirs et patrimoine. Membres du CINOV et d’ATD, nous réalisons des missions d’études pour développer le tourisme. Implantés à Bordeaux, nous agissons partout en France, parfois à l’étranger sur des formats courts (des missions flash pour décider et agir rapidement), longs (études stratégiques territoriales) et sur des formats de suivi en développement d’acteurs privés.

Avec plus de 400 missions conduites, des partenariats solides et reconnus, nous intervenons principalement sur des missions de stratégie touristique territoriale, de positionnement de produits et de destinations, de contenus narratifs et muséographiques. Destinations touristiques, hébergements collectifs, notamment de plein air, entreprises de l’oenotourisme et des produits du terroir sont nos clients. Consultez nos consultants pour parler de vos projets.

Formats courts et études stratégiques

Chez Emotio Tourisme, nous réalisons à la fois des formats courts rapidement opérationnels et des études stratégiques. Nous venons ainsi de conclure une mission de positionnement de territoire pour Sud Charente et nous avons mis au point un module d’accompagnement à l’oenotourisme en deux jours. Pour cela nous agissons avec notre partenaire André Deyrieux du Sud-Est. Positionnements, expériences, créativité collective, argumentaires de destinations… voilà des formats courts.

Etudes stratégiques territoriales en faveur du développement du tourisme, études de préparation du futur pour des équipements de loisirs et de visite, études et créations muséographiques sont dans nos gènes. Dans ce cas, nous sommes sollicités en direct ou nous répondons à des consultations qui nous intéressent avec nos compétences en interne avec François, Audrey et Frédéric et en externe avec nos partenaires habituels, reconnus et appréciés.

 

Les campings et Emotio Tourisme, un engagement au long cours

Nous sommes tombés dans la marmite des campings et nous adorons y baigner. Que dire de plus : des études et conseils de positionnement, de requalification, de développement des produits et services, des schémas de développement, des études pour des implantations de nouveaux hébergements, nous disposons de nombreuses références. Et nous sommes toujours en veille sur le sujet, veille que nous partageons avec nos partenaires du magazine mensuel professionnel Décisions.

L’évolution du secteur est forte avec l’appétit de grands groupes.

Ces groupes économiques et financiers confortent la structuration du réseau, amorcée lentement avec les chaînes commerciales volontaires et historiques. Avec au minimum 12% des campings, ces deux types d’opérateurs représentent la moitié du CA de l’HPA française.

L’hôtellerie de plein air française compte moins de 8000 terrains de camping qui offrent 900 000 emplacements. Elle représente 49,7% des lits marchands de France (2 735 000 lits sur 5,5 millions dans cette catégorie marchande). La place du camping est donc déterminante dans le secteur marchand ! Mis en parallèle avec l’hôtellerie et les locations meublées, le camping ne représente que 6% des voyages des Français (au sein des 34% des voyages effectués en séjour marchand pour 66% en séjour non marchand). En revanche, il compte bien plus puisque il représente 9,9% du total des nuitées. Sa contribution économique est également soulignée au regard de la durée moyenne des séjours qui est parmi les plus élevées avec 8,1 nuitées.

Des affaires familiales

Une constante demeure : l’offre est toujours atomisée à environ 110 emplacements par camping. Il existe moins de 300 campings offrant plus de 400 emplacements. Jusqu’à récemment, ce seuil était jugé minimal par certains groupes. Aujourd’hui ils s’intéressent à de plus petits campings en fonction de l’attractivité de leur localisation. Au niveau national, la moitié de la capacité d’accueil est occupée par des emplacements de type loisirs et locatifs. 80% des campings sont en gestion privée.

La profession compte une cinquantaine d’organisations de campings, dont des chaînes commerciales historiques et des groupes intégrés. Mais aussi des mix combinant des activités de TO et d’OTA. Les chaînes commerciales volontaires fondent leur union sur la mutualisation des expériences des exploitants et sur des moyens, notamment promotionnels. Elles confèrent à leurs membres l’indépendance en matière de gestion.

Les groupes intégrés possèdent les campings en propriété mais parfois ils gèrent des campings propriétés de collectivités.

Les TO, s’appuient sur un modèle ancien reposant sur un mélange d’activité :

  • location d’emplacements nus et installation de leurs propres hébergements locatifs,
  • achat de linéaires sur le parc locatif de l’exploitant,
  • parfois gestion en direct de certains campings et activité de TO sur d’autres au sein du groupe.

12% des campings mais la moitié de la capacité d’accueil

La lecture de la puissance de ce parc est donc délicate. Elle l’est d’autant plus que tous les opérateurs ne révèlent pas tous leurs chiffres relatifs à leur gestion propre : les CA, les emplacements et volumes locatifs ainsi que les nombres des campings possédés ne sont pas toujours clairement différenciés dans les communications extérieures. Les comparaisons et additions peuvent s’avérer imprécises.

On note 3 leaders dans les groupes intégrés, en nombre de campings, d’emplacements et de CA : Capfun, EGC, Vacanceselect Group. Les chaînes volontaires historiques comptent 4 leaders : Yelloh Village, Airotel, Sunelia ainsi que la récente fusion Castels Camping et Sites et Paysages.

Les RVEPAR (revenus par emplacement) sont inégaux selon la structure des réseaux : chaînes, groupes et TO. Sur la durée, on constate une tendance à la stagnation dans les chaînes commerciales au regard des opportunités de vente à des groupes intégrés. Le nombre de leurs adhérents est souvent stable. Aujourd’hui, les groupes ont pris l’ascendant et inquiètent les exploitants privés de petits établissements qui estiment fréquemment ne pas pouvoir lutter et persister au regard des moyens requis pour maintenir une visibilité dans l’univers concurrentiel de l’HPA française. Mais avec 124 millions de nuitées, le marché demeure vaste et extrêmement porteur.

Le poids des groupes intégrés est à ce stade sous-estimé au regard des prudences que nous venons de formuler avec 555 campings cumulés dans les groupes (nos propres études au 31 janvier 2019), 133 000 emplacements nus et 50 000 emplacements locatifs. Cet ensemble pèse un CA de 660 millions d’euros.

Les chaînes commerciales historiques, avec 439 campings pour 90 000 emplacements nus, 39 000 locations, assurent un CA global de 587 millions d’euros. En cumul, ces deux pôles représentent 994 campings (en réalité plus car des réseaux plus confidentiels ne figurent pas dans ce volume), soit plus de 12% de l’HPA française.

Ils comptent pour 223 000 emplacements nus, soit 28% du total des emplacements français, mais la moitié des emplacements nus des campings français ! Ils représentent 89 000 locations et un CA de 1,247 milliard d’euros. C’est sur ce point que l’on mesure l’impact des groupes intégrés et des chaînes commerciales volontaires : ils assurent la moitié du CA total de la profession à 2,5 milliards d’euros !

Ce que nous pensons pour le futur

Un développement de l’intérêt des grands groupes pour des campings de plus petites dimensions, échelle des 150 à 200 emplacements. Et simultanément, une affirmation de plus en plus sensible des publics pour des campings authentiques, dotés d’emplacements nus et d’une vérité des services et des prix en accord avec des besoins simples. Et dans le même temps, un maintien de grands campings familiaux qui ont toujours innové et porté au plus haut les qualités de l’hôtellerie de plein air française.

 

 

 

 

 

Et vos projets s’éveillent

Emotio Tourisme est votre cabinet d’ingénierie et conseils dans l’univers du tourisme, de la culture et des voyages, pour bien adapter vos offres à la révolution en cours dans le tourisme et le transport. Messageries instantanées, économie collaborative, intelligence artificielle, reconsidération de la place de l’humain dans la chaîne de valeur touristique, contenus narratifs digitaux, développement durable, nouvelles pratiques en matière de restauration et de transports, nouveaux positionnements, produits et services, transformation des sites de visite et d’hébergement… nous vous aidons à y voir clair et à agir fort.

Notre métier de consultant ne consiste pas à appliquer des méthodes marketing et de management sur votre projet. Nous nous immergeons dans votre structure et destination, dans votre culture métier, nous détectons des points d’appui et ouvrons de nouvelles voies à partir desquelles vous innovez. Nos réponses sont du cousu-main. Nous nous revendiquons comme des artisans, responsables de nos études et recommandations. Si vous le souhaitez, nous pouvons vous accompagner dans la mise en oeuvre : nos recommandations nous engagent. Vos activités s’ouvrent à des innovations et gagnent en visibilité et intérêt.

Création et enrichissement de projets, conditionnalité et faisabilité de réalisation, accompagnements à la mise en oeuvre, convictions des associés et financeurs, mises en perspective des nouveaux besoins des nouveaux clients, tout cela caractérise notre ADN que nous mettons à votre disposition.

Emotio Tourisme existe depuis 2007 et a conduit plus de 300 missions.

Lisez ce qu’en disent deux de nos récents clients.

« François Perroy  m’a été recommandé par Provence Tourisme pour réaliser une étude sur les potentialités de développement local de Barbentane, joli petit village provençal de 4 200 âmes, injustement méconnu. J’ai été très agréablement surpris de la qualité du travail qu’il a réalisé. L’équipe municipale au moment de la restitution également. En effet, au-delà des compétences techniques que M.Perroy maîtrise sur le bout des doigts et de sa grande expérience, M.Perroy nous a remis une liste de préconisations particulièrement précises et pertinentes adaptées à la réalité du village. En couture, on dirait que c’est du sur-mesure !

 Je recommande Emotio Tourisme pour toutes les communes qui souhaitent disposer d’une belle boîte à outils pour développer le tourisme local ».

Jean-Christophe Daudet, Maire de Barbentane, Vice-Président de Terre de Provence Agglomération délégué au tourisme.

« L’agence Emotio nous a accompagné pour notre second plan marketing nécessaire pour concrétiser l’élargissement de notre territoire. Les attentes étaient très grandes tant de la part des élus que des autres acteurs locaux. L’agence a su relever avec brio toutes les contraintes : calendrier, partenaires multiples, pédagogie pour certains territoires et surtout caractère opérationnel immédiat des prescriptions. En tant que directeur de cet officede tourisme (Vallée de la Dordogne), je me réjouis de la méthode mise en place qui a permis, conformément aux souhaits des décideurs de permettre aux prestataires locaux de s’exprimer et aux côtés des techniciens de contribuer efficacement à ce travail. Le rendu détaillé grâce à des fiches actions a permis par ailleurs une appropriation rapide de ce travail par le plus grand nombre ».

Yves Buisson, Directeur Général, Office de Tourisme de la Vallée de la Dordogne.

 

Le temps long crée du bonheur

Nous vivons sous le règne d’une chronométrie qui crée de l’urgence, pour tout y compris pour le superflu. Nous sommes atteints « d’accélérite » selon Christophe André, psychiatre et auteur. La vitesse est programmée comme l’une des composantes essentielle du travail : la rentabilité est liée à l’exécution rapide de tâches. Certains métiers y échappent, mais ils sont rares : métiers d’art, métiers en lien avec la nature… Smartphone, ordinateur, assistant vocal domestique : toutes les technologies numériques visent, au-delà des services réels qu’elles nous fournissent, à satisfaire nos fantasmes de démultiplication. Ici et ailleurs, connectés en continu, amis avec la masse, rien de tout cela n’est dans la vraie vie. Et certainement pas le temps des vacances qui n’a pas besoin de nous expulser d’un toasteur pour que nous soyons heureux.

Cette immédiateté crée une tension permanente en forte accélération avec l’apparition et l’attente de nouvelles solutions technologiques. Sécrétées de plus en plus souvent, les hormones du stress, comme le cortisol, l’adrénaline, la catécholamine nous donnent l’impression d’être submergés. Le bruit est désormais permanent dans nos métropoles : dans nos appartements et maisons, dans les rues, au travail, des fêtards du soir aux éboueurs du petit matin, la nuit devient de plus en plus courte.

Selon le sociologue Jean Viard « nous sommes entrés dans une civilisation du temps long et du travail court ». Nous vivons en moyenne 700 000 heures, soit 200 000 de plus qu’il y a un siècle. Un paysan travaillait alors 200 000 heures. Aujourd’hui nous travaillons 70 000 heures et nous étudions 30 000 heures. Avec un sommeil qui nous prend 200 000 heures, il nous reste donc un temps important de 400 000 heures à occuper. Nous l’investissons plus ou moins bien selon nos contraintes. Et elles peuvent être nombreuses : temps de route pour se rendre au travail (50 km en moyenne par jour et par salarié en France), contraintes éducatives des enfants, santé, temps consacré aux achats, au ménage, aux démarches administratives. Cependant, en moyenne, il nous reste du temps pour nos loisirs et là, les différences sont majeures selon l’éducation, le pouvoir d’achat, notre position sociale.

Le juste temps plutôt que le juste à temps

 

Aussi nous n’acceptons plus de perdre du temps : nous avons gagné en autonomie au fil des décennies et alors que nous avons gagné 20 ans de vie en France depuis 1900, mais nous sommes repris en main par les messages continus de nos outils numériques qui créent un sentiment permanent d’urgence. « Ce n’est point le temps qui manque, c’est nous qui lui manquons » disait Paul Claude, dramaturge, poète et diplomate. Il est vrai que la richesse inépuisable du monde nous indique qu’une vie entière ne saurait suffire à l’explorer. A la spécialisation d’un art, nous préférons de plus en plus les micro- séquences exploratoires et la frustration qui va avec le fait de ne pouvoir tout faire, tout vivre.

En réponse, des solutions apparaissent comme le slow tourisme. Né en Italie dans les années 1980 en réaction au projet d’installation d’un fast food place d’Espagne à Rome, le mouvement slow se décline dans diverses sphères de notre vie : l’alimentation, la production artistique, les déplacements de proximité qui deviennent doux, la sexualité dont la lenteur est un art sensuel, les loisirs. Le ralentissement offre un épanouissement, une belle expérience du fait d’être, d’agir et de maîtriser son temps.

Rêver, bailler, nous détendre, deviennent des temps rares au quotidien or notre corps en a besoin. Ralentir c’est ressentir : le calme, c’est ici et maintenant pour apprendre à ne pas réagir, mais à agir. Les médecins considèrent que deux semaines de vacances sont nécessaires pour retrouver une forme de lenteur et réveiller nos hormones du plaisir.

Gardez présent à l’esprit et communiquez-le largement que le vrai luxe aujourd’hui, c’est le temps pour soi, pas l’espace, pas la valeur pécuniaire des biens. Le moment a une vraie valeur et c’est lui que vous devez vendre. L’étude annuelle Google Travel révèle de plus en plus l’importance des micro-moments.

Et s’il faut retenir une idée forte du temps long et du plein air associé, elle nous vient de l’écrivain Robert Louis Stevenson, l’auteur de l’Ile au trésor : « le dehors guérit ».

C’est aussi dans cet esprit que nous avons produit des contenus orientés sur le sujet au cours des derniers mois :

  • le Manifeste des ET14 est une contribution collective en partie axée sur le sujet
  • le Passeport du Voyageur Citoyen du Monde, également contribution collective et que nous avons exposé lors d’un colloque Aida-Irest en décembre 2018 à Paris, y contribue, on peut relire mon article sur etourisme.info
  • De même que nos récents articles sur le blog etourisme.info et celui-ci consacré à l’éthique et au numérique